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Attractivité, fidélisation : et si la RSE était enfin prise au sérieux comme un investissement stratégique ?

  • oliviertoma
  • 15 janv.
  • 3 min de lecture

Pendant longtemps, la RSE a été cantonnée à une image réductrice : un « supplément d’âme », sympathique mais optionnel, parfois perçu comme un luxe réservé aux grandes entreprises ou comme un discours écologique déconnecté des réalités opérationnelles.


Cette lecture est aujourd’hui obsolète.Et ce sont les jeunes générations qui ont changé la donne.


Les jeunes ne veulent plus entendre des promesses. Ils exigent des preuves.

Les études convergent : la génération des moins de 35 ans ne se contente plus d’un discours de marque employeur bien ficelé. Elle observe, compare, vérifie.

Selon plusieurs enquêtes récentes relayées par la presse économique, plus de 70 % des jeunes actifs déclarent préférer travailler pour une entreprise qui démontre concrètement ses engagements sociaux et environnementaux, plutôt que pour une organisation qui se contente de déclarations d’intention.


Mieux encore :

  • Près d’un jeune sur deux affirme être prêt à refuser une offre d’emploi si les engagements RSE lui semblent superficiels ou incohérents.

  • La cohérence entre discours et pratiques internes (management, conditions de travail, impact environnemental, utilité sociale) est devenue un critère de choix aussi important que le salaire.


Autrement dit : La RSE n’est plus un “plus”. Elle est devenue un filtre.


Désengagement : le coût caché que les organisations continuent de sous-estimer

Ce que beaucoup d’employeurs peinent encore à mesurer, c’est le coût réel du désengagement.

Les travaux de iBET sont éclairants :

  • Un salarié désengagé coûte plusieurs milliers d’euros par an ( 14000 !!! ) à son organisation.

  • Absentéisme, présentéisme, baisse de productivité, erreurs, tensions managériales, turnover… le désengagement est une hémorragie silencieuse.


Dans certains secteurs, notamment la santé, le médico-social ou les services, le coût d’un salarié désengagé peut représenter jusqu’à 30 % de son coût global annuel.

Face à cela, une démarche RSE structurée agit comme un facteur de prévention :

  • Elle redonne du sens.

  • Elle crée un cadre lisible.

  • Elle replace l’utilité sociale et environnementale au cœur du travail quotidien.


👉 Un salarié qui comprend pourquoi il travaille s’engage davantage.

👉 Un salarié engagé reste plus longtemps.


La RSE, levier majeur d’attractivité… mais surtout de fidélisation

Recruter est devenu difficile.Fidéliser est devenu stratégique.

Les entreprises qui ont engagé une démarche RSE crédible observent :


  • Une réduction du turnover.

  • Une meilleure ambiance sociale.

  • Une augmentation de l’implication des équipes, notamment chez les jeunes professionnels.


Pourquoi ?Parce que la RSE agit sur des leviers profonds :

  • Justice et équité perçues.

  • Qualité du management.

  • Prise en compte de la santé, du bien-être et de l’environnement de travail.

  • Capacité à se projeter dans une organisation alignée avec ses valeurs personnelles.



Rentabilité : quand la RSE cesse d’être un coût pour devenir un avantage compétitif

Contrairement à une idée reçue encore tenace, les entreprises engagées en RSE sont plus performantes économiquement.

Les analyses partagées par Plateforme RSE montrent que :

  • Les entreprises ayant intégré la RSE dans leur stratégie affichent une meilleure résilience.

  • Elles sont plus attractives pour les investisseurs.

  • Elles anticipent mieux les risques sociaux, réglementaires et réputationnels.


Et surtout :👉 La RSE augmente la valeur de l’entreprise en cas de cession.

Un modèle social robuste, une gouvernance claire, une politique RH cohérente et des engagements mesurables deviennent des actifs immatériels stratégiques lors d’une transmission ou d’une levée de fonds.


Conclusion : la RSE n’est pas un “trip écolo”. C’est un levier social et économique majeur.

La question n’est plus :

« Peut-on se permettre d’investir dans la RSE ? »

La vraie question est devenue :

« Peut-on encore se permettre de ne pas le faire ? »

Pour attirer et fidéliser les jeunes générations, pour limiter le désengagement, pour renforcer la performance collective et pour sécuriser la valeur de l’entreprise à long terme, la RSE n’est plus un discours.C’est une stratégie de management et de pérennité.

 
 
 

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