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Climat et santé : 300 millions de dollars pour éviter la prochaine crise sanitaire mondiale

  • oliviertoma
  • 14 nov. 2025
  • 2 min de lecture

Le 13 novembre 2025, en marge de la COP30 à Belém, un signal fort a été envoyé à la communauté internationale : la santé devient enfin un pilier des politiques climatiques. Plus de 35 fondations philanthropiques – parmi lesquelles la Gates Foundation, Bloomberg Philanthropies et l’IKEA Foundation – ont annoncé la création de la Climate and Health Funders Coalition et un premier engagement de 300 millions de dollars pour faire face aux impacts sanitaires du changement climatique.


L’objectif est clair : financer immédiatement des solutions opérationnelles contre la chaleur extrême, la pollution de l’air et les maladies infectieuses sensibles au climat. Ces fonds permettront aussi de renforcer la production et le partage de données climat–santé, un déficit majeur dans de nombreux pays.

La coalition s’aligne directement sur le plan d’action de Belém pour la santé, feuille de route mondiale adoptée par l’OMS et plusieurs États pour adapter les systèmes de santé à la hausse des risques climatiques. Car le constat est désormais indiscutable : au moins 3,3 milliards de personnes sont exposées à des risques sanitaires graves liés à la crise climatique, en particulier dans les pays à faible et moyen revenu.


Au-delà du montant – modeste à l’échelle des besoins –, l’initiative marque un tournant. Pour la première fois, un groupe structuré de bailleurs décide de financer la santé et le climat comme un même combat, et non comme deux dossiers séparés. Un changement de paradigme qui arrive alors que les systèmes de santé mondiaux sont déjà mis à l’épreuve par les vagues de chaleur record, l’explosion des maladies vectorielles et la montée en puissance de la pollution atmosphérique.


Pour la France, où les établissements de santé commencent à déployer des plans bas carbone, des démarches d’éco-conception des soins ou encore des stratégies “One Health”, cette dynamique internationale ouvre une perspective nouvelle : celle d’intégrer pleinement la santé environnementale au cœur des politiques publiques et des formations initiales.

Le message envoyé depuis Belém est simple : la crise climatique est une crise sanitaire.Et si la communauté internationale commence enfin à s’en donner les moyens, la balle est désormais dans le camp des États pour transformer ces annonces en politiques concrètes.

 
 
 

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