CSRD : ce “recul” qui pourrait enfin remettre l’Europe en mouvement
- oliviertoma
- 11 déc. 2025
- 3 min de lecture
Depuis quelques jours, les médias s’emballent : l’Europe aurait « reculé », « cédé », « abandonné » 80 % des entreprises en les exemptant du reporting environnemental. Une défaite, vraiment ?Regardons les faits en face : ce prétendu recul est peut-être la meilleure nouvelle de l’année pour la transition européenne. Et surtout, pour la RSE telle qu’elle devrait être : utile, opérationnelle, stratégique.
Le reporting était devenu un fardeau paralysant, pas un levier de transformation
Sur le marché international, les obligations de reporting ont un coût massif : temps, compétences, infrastructures, audits, systèmes d’information…Pendant que nos entreprises européennes se noyaient dans les tableurs, leurs concurrentes extra-européennes avançaient. Résultat : une concurrence partiellement déloyale, où celles qui investissent dans l’action réelle se retrouvaient pénalisées par l’empilement bureaucratique.
Et sur le terrain, le constat était accablant :
« Le reporting nous prend tout notre temps et tous nos moyens : nous ne faisons plus de RSE opérationnelle. Nous ne faisons que de la RSE administrative. »
Quand une obligation tue l’action, elle devient contre-productive.
Alléger la CSRD, ce n’est donc pas renoncer :c’est libérer du temps, de l’énergie et des moyens pour la vraie transition, celle qui modifie les pratiques, les process, les achats, les comportements, les impacts.
Surfons sur la vague du backlash pour nous élever.Et retrouvons enfin le sens : agir, pas cocher des cases.

Alléger le reporting, c’est rétablir une concurrence saine
Le cœur du sujet est là : la CSRD est une obligation de reporting, pas une obligation d’action.Son allègement replace l’Europe dans un jeu compétitif international réaliste.
Car pour être attractives, innovantes et résilientes, les organisations ont besoin de :
réduire la bureaucratie,
retrouver de la marge d’initiative,
concentrer leurs moyens sur la transformation réelle,
investir dans l’éco-conception, l’économie circulaire, la sobriété hydrique, énergétique, matérielle.
Ce « recul » n’en est pas un.C’est une respiration qui permet de revenir à la compétition mondiale avec une vision plus claire : la transition ne se jouera pas dans les formulaires, mais dans l’action.
Le moteur principal n’est plus la contrainte réglementaire : c’est le marché
Le vrai changement est là, massif, silencieux, irréversible :clients, talents, partenaires, financeurs ,tous attendent des engagements concrets.
Et pas seulement dans le privé.Les administrations et collectivités, qui devraient être exemplaires, ont pris 20 ans de retard. Leur transformation n’est pas un luxe : elle est indispensable pour inspirer, entraîner, prouver qu’un service public responsable est possible.
La dynamique devient donc volontaire.Et c’est une excellente nouvelle : la RSE choisie est toujours plus puissante que la RSE subie.
Pourquoi ?
Parce qu’elle renforce l’attractivité,accroît la productivité,réduit les risques,et donne du sens aux collaborateurs, qui veulent désormais travailler pour des organisations réellement engagées.
Le marché, enfin, devient un allié.Une opportunité, pas une contrainte.
Place à la RSE opérationnelle : celle qui change vraiment le monde
C’est maintenant que tout se joue.Nous pouvons sortir de la bureaucratie pour :
agir pour le climat,
améliorer les conditions humaines,
préserver les ressources naturelles.
Ce triptyque, la démarche THQSE l’intègre pleinement en plaçant la santé au cœur de toute stratégie.Une approche qui dépasse les cases du reporting et engage vraiment les organisations dans une transformation cohérente, mesurable, et surtout utile.
Parce que la transition n’est pas un dogme.C’est un mouvement collectif, une capacité à réinventer ses pratiques, à créer de la valeur, à innover autrement.
Et si c’était le moment d’adopter la voie du Kyosei ?
Le Kyosei - « vivre et travailler ensemble au service du bien commun » - offre une boussole dans cette période d’incertitude.
Il dit en substance :
less reporting, more doing ;
moins de conformité, plus de sens ;
moins de cases à cocher, plus de vision partagée.
Si l’Europe veut redevenir une force mondiale de transformation, elle doit s’appuyer sur ce principe :remettre l’humain, la santé et le bien commun au centre de l’économie.
Conclusion : un recul ? Non. Une remise sur les rails.
Le débat actuel sur la CSRD oppose « pour » et « contre ».C’est un faux débat.Ce qui compte, c’est de savoir ce que nous allons faire de ce répit.
En allégeant la charge administrative, l’Europe a ouvert un espace d’action.À nous de le remplir intelligemment :
en accélérant la RSE opérationnelle,
en choisissant des méthodes différenciantes comme la démarche THQSE®,reconnue maintenant au niveau Européen
en entrant dans le mouvement du Kyosei,
en montrant qu’une transition inspirante, pragmatique, et efficace est possible.
Le reporting n’est pas la transition.La transition, c’est ce que nous faisons.Et le moment d’agir, vraiment, c’est maintenant.



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