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Directive européenne 2024/825 : quand la durabilité cesse d’être un slogan

  • oliviertoma
  • 7 janv.
  • 3 min de lecture

Il y a des textes européens qui passent presque inaperçus.Et puis il y a ceux qui changent la donne.

Adoptée en 2024, la directive (UE) 2024/825 fait partie de la seconde catégorie.Derrière son intitulé technique se cache une rupture nette : la fin de l’ère des labels flous et des promesses environnementales sans preuves.

Désormais, afficher un engagement durable ne suffit plus.Il faut le démontrer.


Le grand ménage des labels « verts »

Pendant des années, entreprises et organisations ont vu fleurir une multitude de logos, chartes et labels revendiquant une forme de responsabilité environnementale ou sociétale.Trop souvent, ces démarches reposaient sur des engagements déclaratifs, des critères imprécis ou des référentiels peu lisibles.

La directive 2024/825 vient poser une règle simple :un label de durabilité n’est légitime que s’il repose sur des critères clairs, vérifiables et compréhensibles.


Sont désormais dans le viseur :

  • les labels auto-attribués,

  • les allégations globales comme « durable » ou « responsable » sans périmètre précis,

  • les promesses implicites impossibles à démontrer.

L’objectif n’est pas de freiner la transition, mais de la crédibiliser.


Une question centrale : durable… pour qui, et pour quoi ?

Ce que révèle aussi ce texte, c’est une interrogation plus profonde :que cherche-t-on réellement à préserver lorsque l’on parle de durabilité ?

Les ressources naturelles, bien sûr.Le climat, évidemment.Mais aussi et de plus en plus la santé.

La santé des femmes et des hommes au travail.La santé des clients et des usagers.La santé des territoires et des écosystèmes.

La directive n’emploie pas toujours ce mot explicitement, mais son esprit est clair :une organisation durable est une organisation qui ne dégrade pas la santé du vivant, sous toutes ses formes.


La RSE face à sa responsabilité " sanitaire"

C’est là que le débat se déplace.

La RSE ne peut plus être pensée uniquement en termes de conformité réglementaire, de reporting ou de réduction d’empreinte carbone.Elle est appelée à répondre à une question plus exigeante :

Quels sont les impacts réels de nos activités sur la santé humaine, sociale et environnementale ?

Produits, services, organisations, chaînes de valeur : tout est concerné.Et peu de labels, jusqu’ici, ont réellement pris ce sujet à bras-le-corps.


THQSE : quand la santé devient le cœur de la durabilité

Dans ce nouveau cadre européen, le label THQSE occupe une place singulière.

THQSE n’est pas un label généraliste de plus.Il ne se limite pas à un secteur d’activité.Il ne réduit pas la durabilité à un score environnemental.

Il repose sur une conviction forte :👉 la finalité ultime de la RSE est la santé.

  • Santé des collaborateurs, exposés aux organisations du travail, aux environnements, aux substances.

  • Santé des clients et des usagers, impactés par les produits, les services et les usages.

  • Santé des écosystèmes, dont dépend directement la santé humaine à moyen et long terme.


Un positionnement unique en Europe

À ce jour, THQSE est le seul label européen à articuler de manière structurée :

  • la responsabilité sociétale,

  • la santé humaine,

  • la santé environnementale,

  • et la santé des écosystèmes,

dans une même démarche cohérente.


Loin des slogans, THQSE s’appuie sur :

  • des critères explicites,

  • des analyses de risques et d’impacts,

  • des indicateurs mesurables,

  • une logique de progrès continu.

Il ne promet pas une perfection immédiate.Il construit une trajectoire crédible de transformation.


Pourquoi la directive 2024/825 renforce ce type de label

En assainissant le marché des labels, la directive européenne crée un effet de tri naturel.Les démarches approximatives reculent.Les approches exigeantes gagnent en valeur.


Dans ce contexte, les labels capables de :

  • démontrer leurs critères,

  • expliciter leurs périmètres,

  • assumer une exigence de preuve,

  • et relier durabilité et santé,

deviennent des outils stratégiques pour les organisations.

THQSE s’inscrit pleinement dans cette nouvelle génération.


Vers une durabilité plus mature

La directive 2024/825 marque la fin d’un certain confort :celui des engagements déclaratifs.

Elle ouvre une phase plus exigeante, mais aussi plus féconde :celle d’une durabilité qui protège réellement le vivant.

Dans ce paysage renouvelé, la RSE n’est plus une fin en soi.Elle devient un moyen.

Un moyen de préserver ce qui compte le plus, et que l’Europe remet désormais au centre :la santé des générations présentes et futures, humaines et non humaines.

 
 
 

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