« Les événements désirables : je les vœux »
- oliviertoma
- 29 déc. 2025
- 3 min de lecture

Dans les hôpitaux, nous avons appris à déclarer les " événements indésirables" .C’est nécessaire.C’est structurant.C’est même une obligation éthique et professionnelle.
Mais en cette fin d’année, j’aimerais proposer un pas de côté.Un pas de sens.
Et si, en complément, nous apprenions à déclarer nos propres " événements désirables" ?
Non pas pour masquer les difficultés.Non pas pour faire semblant.Mais pour redonner de l’élan, nourrir la dynamique collective et rappeler que le progrès se construit aussi à partir de ce qui fonctionne, de ce qui élève, de ce qui donne envie.
Déclarer le désirable : une culture à inventer
Un événement désirable n’est pas spectaculaire.Ce n’est pas un trophée.Ce n’est pas une success-story de communication.
C’est souvent quelque chose de plus discret, mais profondément structurant :une rencontre, une décision, une création, un geste, un engagement sincère.
Déclarer les événements désirables, ce serait :
partager les sources d’inspiration,
valoriser les dynamiques positives,
lutter activement contre le poison lent du “à quoi bon”.
Mon inventaire d’événements désirables de l’année
Cette année a été riche. Dense. Nourrissante.
J’ai eu la chance de travailler avec une équipe extraordinaire, engagée, compétente, profondément humaine.D’accompagner près de 1 400 établissements de santé qui ont fait un choix courageux : celui de transformer la santé de l’intérieur, sans bruit mais avec constance.
J’ai participé à la création :
d’un logiciel d’éco-conception des soins,
d’une norme structurante sur le sujet,
d’outils de mesure des impacts sur la biodiversité et la ressource en eau, parce que soigner sans dégrader le vivant est devenu une exigence.
J’ai rencontré des dizaines de personnes inspirantes, passionnées, parfois militantes, souvent pragmatiques, toujours sincères.J’ai réalisé près d’une centaine de toiles, exposé à Osaka, et confirmé que l’art est un langage universel qui relie sans expliquer.
J’ai planté une dizaine d’arbres , gestes modestes mais profondément politiques à l’échelle du temps long. J’ai animé une trentaine de conférences, non pour convaincre, mais pour donner envie d’agir.
J’ai créé l’Atelier des Cinq Sens, un lieu pour rendre l’art accessible, vivant, utile , un espace où l’on vient autant pour ressentir que pour réfléchir.
J’ai découvert des plaisirs simples et précieux :le thé Sakura de Mariage Frères,les capsules réutilisables de Caps Me,l’exposition de Fabienne Verdier,les Terres salées de Christophe Barbier.
J’ai appris l’ikebana, cette discipline où l’équilibre naît du vide. J’ai voyagé par la musique avec Tom Odell, Annahstasia, Celeste, The Blaze, Roberto Murolo.
J’ai fêté mes 60 ans, en pleine forme, entouré de ceux qui comptent.J’ai co-écrit un livre sur le Kyosei, pour rappeler que le bien commun ne se décrète pas : il se pratique.
Et puis, il y a eu un événement désirable plus intime, mais fondamental : mon fiston, à 27 ans, se lance dans l’entrepreneuriat.
Ce choix dit beaucoup.Il dit le courage d’essayer.La confiance dans l’avenir.L’envie de créer plutôt que de commenter.À l’heure où l’on parle tant de résignation, cet engagement générationnel est, à mes yeux, un événement profondément désirable.
Pour conclure
Cette année m’a conforté dans une conviction simple :l’avenir appartient à celles et ceux qui cultivent le “et pourquoi pas ?”, pas à ceux qui s’abritent derrière le “à quoi bon !”.
Alors pour l’année qui vient, mon vœu est clair :
👉 faites l’inventaire de vos événements désirables.
👉 Partagez-les.
👉 Inspirez-vous mutuellement.
Parce que déclarer le désirable, ce n’est pas être naïf.C’est choisir de nourrir ce qui fait avancer.
Très belle année à toutes et tous.Et surtout, n’oublions pas de déclarer ce qui mérite de durer.



Commentaires