ONE HEALTH — Une seule santé, une seule planète, une responsabilité commune
- oliviertoma
- 5 nov. 2025
- 2 min de lecture

Le message de l’OMS Europe, publié ce 3 novembre 2025, est sans ambiguïté : l’approche “One Health” devient désormais une priorité stratégique mondiale.Les crises climatiques, la perte de biodiversité, la pollution et les pandémies récentes rappellent que la santé humaine, animale et environnementale sont indissociables. La santé ne se soigne plus seulement à l’hôpital : elle se conçoit dans nos villes, nos entreprises, nos fermes, nos forêts… et dans chacune de nos décisions publiques et privées.
Une dynamique déjà engagée en France
La France fait partie des pays européens les plus actifs sur cette convergence.Le Plan National Santé Environnement (PNSE 4, 2021-2025), les stratégies bas carbone, les feuilles de route RSE hospitalières et les initiatives des ARS ont préparé le terrain.De nombreux établissements de santé, accompagnés par des experts engagés, intègrent déjà la santé environnementale dans leurs pratiques de soins, leurs achats et leur gouvernance.
C’est notamment le cas à travers deux leviers puissants :
OSMOSE, la plateforme d’éco-conception des soins, permet d’analyser et de réduire l’empreinte environnementale des parcours de soins tout en améliorant leur efficience et leur pertinence médicale.
Le label THQSE (Très Haute Qualité Sanitaire, Sociale et Environnementale), reconnu au niveau Européen est aujourd’hui le label de référence de la dynamique One Health, car il est le seul référentiel RSE intégrant de manière systémique la santé environnementale, la qualité du soin, la santé au travail, la gouvernance et la performance écologique.
Ces outils donnent un cap concret : transformer la vision “One Health” en une démarche mesurable, pilotable et reproductible à l’échelle de chaque établissement.
Les achats responsables : cœur battant de “Une seule santé”
La stratégie d’achats responsables est sans doute le levier le plus opérationnel pour faire vivre cette approche intégrée.Chaque produit, service ou équipement acheté par un établissement de santé peut soit nuire, soit contribuer à la santé des humains et des écosystèmes.
En privilégiant les fournisseurs engagés, les matériaux sains, les circuits courts, et en exigeant la traçabilité environnementale des dispositifs médicaux et logistiques, les établissements de santé deviennent des acteurs de prévention à part entière.Cette approche réduit les expositions chimiques, soutient les filières locales, renforce la qualité du soin et optimise les dépenses de santé grâce à la réduction des gaspillages, des transports et des impacts indirects.
Ainsi, “acheter responsable” devient un acte de soin.
Pour aller plus loin : un nouveau PNSE 5 ambitieux et évalué
L’appel de l’OMS ne doit pas rester symbolique.La France a besoin, dès 2026, d’un PNSE 5 (2026-2030) fort, doté de données, d’indicateurs et d’objectifs chiffrés, avec des déclinaisons régionales immédiates.Car la santé environnementale se joue sur les territoires : dans la gestion de l’eau, de l’air, des sols, des transports, des bâtiments, et dans la formation des professionnels.
Un PNSE 5 construit autour de la mesure de la performance sanitaire et environnementale, de l’évaluation continueet de l’innovation collective, serait la meilleure réponse à cet appel de l’OMS :
“One Health. One Planet. Our Responsibility.”Une seule santé. Une seule planète. Une seule responsabilité.



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